Le kyste rénal est une petite poche de nature kystique, remplie de liquide le plus souvent. Le kyste est dans la majorité des cas bénin, et ne nécessite aucun traitement particulier, ni aucun suivi.

Cela dit, il existe des kystes rénaux de nature maligne.

Le kyste rénal est souvent de découverte fortuite, à l’occasion d’une échographie de routine, et ce car il est rarement symptomatique. Il faut également savoir que les kystes rénaux s’inscrivent dans le cadre d’une entité appelée  » Maladie kystique du rein » qui regroupe différentes étiologies.

Ainsi, ces kystes rénaux peuvent être :

  • Uni ou bilatéraux.
  • Uniques ou multiples.
  • Totalement asymptomatique ou gravement mutilants pouvant occasionner une insuffisance rénale chronique.

Quelle attitude adopter devant un kyste rénal ?

L’approche diagnostique initiale est radiologique. Le radiologue s’appuie sur un faisceaux d’arguments morphologiques et autres arguments d’imagerie afin de déterminer de façon sommaire la nature bénigne ou maligne de la formation kystique.

Ces arguments ont été mis en place pour l’échographie et pour l’IRM. Ils ont un but bien précis : différencier les lésions qui nécessitent un traitement chirurgical, de celles qui requièrent une simple surveillance radiologique. on distingue ainsi 4 types de lésions kystiques du rein :

  • Type I : simple kyste, bénin.
  • Type II : kyste atypique.
  • Type III : kyste suspect.
  • Type IV : cancer kystique.

Les deux premiers types ne nécessitent pas d’explorations supplémentaires, tandis que les deux derniers sont d’assez mauvais pronostic et requièrent une chirurgie curative.

Qu’en disent les néphrologues ?

Le néphrologue prend ensuite le relais, en réalisant un interrogatoire détaillé à la recherche de facteurs de risque familiaux et d’antécédents de maladies kystiques du rein.

Il s’appuiera ensuite sur les résultats de l’exploration radiologique, et sur la présence de signes cliniques rénaux et extra-rénaux pour stratifier le risque et la gravité du kyste rénal et son retentissement.

Le néphrologue finit bien souvent par réaliser une biopsie rénale en vue d’une analyse anatomo-pathologique, qui est le seul moyen de poser un diagnostic de certitude.

reins

Quelles sont les différentes causes de kystes rénaux ?

Causes non génétiques

Il existe de nombreuses formes de kystes rénaux acquis :

  • Le kyste rénal simple, unique ou multiple : le plus fréquent et le moins grave.
  • La maladie kystique localisée : plusieurs kystes agencés pouvant avoir l’aspect d’un cancer kystique, mais totalement bénins.
  • Dysplasie kystique : atrésie de l’uretère et dysplasie rénale kystique, d’origine embryologique mais non génétique.

Causes génétiques

  • La polykystose rénale sous ses formes dominante ou récessive.
  • La sclérose tubéreuse de Bourneville : présence d’hamartomes à différents niveaux du corps.
  • La maladie de Von Hippel Lindau : c’est un syndrome qui regroupent différentes tumeurs et cancers par suppression d’un gêne protégeant contre la survenue de certains cancers. Il associe un phéochromocytome, des kystes rénaux, des tumeurs neuro-endocrines du pancréas, des tumeurs au cerveau et à la rétine.

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