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Propositions et discours de Nicolas Sarkozy
Déclarations
Projet Nicolas Sarkozy
Projet UMP Mesures Développement
Interviews Vous nous ils : 'L'égalité des chances passe par un traitement différencié des élèves'
Projet legislatif de l'UMP
1. Affirmer que l'exigence pour tous dans les savoirs et la culture est la
condition de l'égalité des chances et la mettre en oeuvre.
2. Garantir la liberté pédagogique des enseignants en les évaluant sur les
progrès des élèves et non pas sur les méthodes utilisées.
3. Conforter l'autorité des enseignants.
4. Assurer la sécurité des établissements.
5. Donner de l'autonomie aux établissements scolaires pour leur permettre
de mettre en place de vrais projets d'établissement.
6. Donner plus de poids aux chefs d'établissements scolaires et revaloriser
leur statut.
7. Prévoir des règlements intérieurs plus rigoureux dans les établissements
scolaires et assurer la solennité de leur adoption.
8. Proposer aux enseignants de nouvelles missions et les rémunérer en
conséquence : études dirigées, présence dans les établissements,
soutien individualisé…
9. Adapter la scolarité aux besoins de chaque enfant au collège par
l'individualisation des parcours.
10. Organiser des études dirigées dans tous les établissements après 16h30
pour les familles qui le souhaitent.
11. Evaluer chaque établissement par un organisme indépendant et rendre
public cette évaluation. Aider les établissements qui ont de mauvais
résultats à améliorer leurs performances.
12. Faire évaluer le système éducatif lui-même par une instance
indépendante.
13. Permettre aux parents de choisir l'établissement scolaire de leurs enfants
en assouplissant, puis en supprimant, lorsque les conditions en seront
réunies, la carte scolaire.
14. Exiger en contrepartie de tous les établissements scolaires le respect
d'un équilibre dans la composition sociale et géographique des effectifs.
15. Permettre à tous les parents qui le souhaitent de choisir pour leurs
enfants un établissement réservant l'après-midi aux activités sportives,
culturelles ou associatives.

16. Desserrer les contraintes qui pèsent sur la répartition des effectifs entre le
public et le privé, afin de permettre à tous les parents qui le souhaitent
d'inscrire leurs enfants dans une école sous contrat.
17. Donner plus de droits aux parents dans leurs relations avec l'école.
18. Garantir le droit de tout enfant handicapé à être accueilli dans une école
de droit commun.
19. Multiplier par deux la place du sport à l'école.
20. Permettre à tous les élèves d'être bilingues, et à ceux qui le peuvent
d'être trilingues.
21. Faire de l'école le levier de la démocratisation culturelle par une
éducation culturelle et artistique plus soutenue, plus exigeante et par la
réaffirmation de la dimension culturelle des enseignements fondamentaux
(lettres, histoire, philosophie, sciences…).
22. Faire intervenir des artistes dans les classes pour renforcer l'éducation
culturelle et artistique.
23. Créer un vrai service d'orientation, en phase avec les besoins du monde
du travail et de la société.
24. Diversifier les stages qui constituent actuellement un puissant facteur de
reproduction sociale.
25. Renforcer le temps consacré à l'enseignement général dans les filières
technologiques et professionnelles et dans l'apprentissage, afin que ces
élèves conservent la possibilité de revenir dans l'enseignement général.
26. Créer des universités des métiers, parce que les élèves qui suivent
l'apprentissage, l'enseignement technologique et l'enseignement
professionnel ont également droit à des " grandes écoles " dans leurs
domaines.
27. Expérimenter, avec des communes et des enseignants volontaires, une
répartition des compétences entre, d'un côté, l'Education nationale
chargée de " l'école du savoir ", de l'autre côté, la commune chargée de
" l'école de la vie " (citoyenneté, culture, sport, activités d'éveil,
découverte des métiers…).
28. Transférer aux départements la compétence actuellement exercée par les
régions en ce qui concerne les lycées.
... Haut

Extraits d'interviews
Propositions de Nicolas Sarkozy issues du projet et des discours, classés par thèmes
Suivre le lien pour avoir le détail des déclarations : http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?cat=Education,
Allocations familiales
J'aiderai les familles qui ont des difficultés à assumer leur mission éducative et responsabiliserai celles qui y renoncent par la mise sous tutelle des allocations familiales. J'aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j'allouerai des allocations familiales dès le premier enfant. Le regroupement familial ne sera possible que si la personne a...
Autonomie des établissements scolaires
Je donnerai plus d'autonomie aux établissements pour leur permettre de développer leur projet pédagogique spécifique. Elle est une nécessité pour que chaque établissement s'adapte au contexte dans lequel il se trouve et pour que chacun se mobilise autour d'un projet dont il sera partie prenante. C'est la responsabilité. C'est l'incitation à faire le mieux possible. C'est...
Banlieues
Il faut d'abord rétablir la loi républicaine et mettre fin à la loi des bandes. Ce travail demande de la maîtrise de soi, mais aussi de la résolution et du courage. C'est facile de revendiquer le calme dans les banlieues, mais cela dissimule souvent une loi du silence, de la peur, des trafics, de l'extrémisme....
Carte scolaire
Je remplacerai la carte scolaire par une obligation de mixité sociale, géographique et scolaire des effectifs, qui pèsera sur les établissements. Nous ne pouvons nous résoudre à obliger des enfants méritants, qui n'ont ni les moyens, ni les relations pour s'affranchir de la carte scolaire, à fréquenter des établissements médiocres pour afficher un semblant de mixité...
Ecole
Je veux ensuite que l'école soit un lieu de travail, d'autorité et de respect. Je suis pour que les élèves se lèvent quand les professeurs entrent dans les classes. Je souhaite que l'école devienne un lieu sans violence, sans portable, sans casquette, sans cigarette. Même si elle a de vraies qualités, la situation générale de...
Enseignants
Quant au sort fait à nos enseignants, il est inadmissible: leurs rémunérations sont trop basses, les plus jeunes et les moins expérimentés sont envoyés devant les classes les plus difficiles, le respect qui leur est dû n'est pas assuré,ni parfois même leur sécurité. Il est possible de changer l'école. Il faut d'abord que nos enseignants exercent...
Sport
Je ferai en sorte que l'école consacre plus de temps au sport. Je veux rendre au sport la place qu'il mérite. Je ne veux que l'on se passionne simplement pour le sport quand il y a une Coupe du monde, qu'elle soit de football ou de rugby, quand il y a un Championnat du monde d'athlétisme...
Autorité Parentale
Il faut bien sûr aider les parents qui n'arrivent pas à assumer leur mission éducative, mais aussi les responsabiliser. Je souhaite que les allocations familiales et l'allocation de rentrée scolaire soient placées sous tutelle lorsque les parents faillissent à leur mission : la société doit avoir la garantie que l'aide qu'elle accorde est bien utilisée...
Charte européenne des langues régionales
Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la Charte européenne des langues régionales. Je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre, décide qu'une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le Français. Car...
Classes
Dans les quartiers où s'accumulent tous les problèmes de l'exclusion et du chômage, je propose de créer des classes de quinze élèves dans les collèges et les lycées....
Ecole des parents
Mais, soyons clairs, les familles ont aussi un rôle fondamental à jouer et je ne serai pas celui qui tiendra un discours déresponsabilisant à leur égard. Les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Ils doivent, par conséquent, pouvoir être plus impliqués dans l'organisation de la vie scolaire. Ils doivent aussi, lorsqu'ils...
Education physique et sportive
Nous devons reconstruire une école où le sport soit considéré comme une discipline fondamentale parce que le sport est une morale de l'effort et une éthique. Parce que le sport c'est le dépassement de soi et le respect des autres....
Egalité des chances
Je prends l'engagement si je suis élu de créer des écoles de la deuxième chance dans tous les départements et de développer dans toutes les disciplines des cursus qui permettent d'accéder à l'enseignement supérieur sans le bac, comme c'est déjà le cas avec la capacité en droit ou avec le Conservatoire National des Arts et...
Enseignants
Je m'engage si je suis élu à leur rendre la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière si dévalorisée depuis un quart de siècle. Je m'engage à multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies. Je m'engage à ce que ceux qui voudront travailler davantage puissent...
Enseignement artistique
C'est avec les enfants que tout se joue. Si on ne leur donne pas le goût de la lecture, si on ne les rend pas curieux de ce qui est beau, si on ne les met pas en contact avec les grandes œuvres de la sensibilité et de l'esprit humain, si on ne leur transmet...
Enseignement primaire et secondaire
Je veux que souffle sur lui un vent de liberté et d'évaluation. Liberté pédagogique des enseignants, car rien ne remplace l'expérience de 20 ans d'enseignement. Mais évaluation des enseignants selon les résultats des élèves. Liberté des établissements pour mettre en œuvre des projets spécifiques. Mais évaluation indépendante et publique de chaque établissement. Liberté de choix...
Enseignement privé
Si je suis élu, je n'opposerai pas l'enseignement privé et l'enseignement public. La guerre scolaire est une guerre vaine, qui ne doit jamais se rouvrir. Chacun, dans le respect des principes de la République, a son rôle à jouer. Je veux que soit reconnue l'utilité sociale de l'enseignement privé....
Enseignement technique
Nous devons reconstruire une école où la culture technique soit partie intégrante de la culture générale et où chacun puisse choisir sa voie en fonction de ses goûts et pas seulement à travers la sélection par l'échec....
Etudes surveillées
L'école ne peut se décharger de toute responsabilité quand la classe est finie. C'est la raison pour laquelle je souhaite qu'elle prenne en charge les orphelins de 16h ou de 17h dont les parents travaillent , qu'elle organise des études surveillées où les enfants au lieu d'être livrés à eux-mêmes soient encadrés pour faire leurs...
Evaluation
C'est le corollaire de la liberté pédagogique et de l'autonomie. Refuser l'évaluation de l'école ou du maître c'est mépriser les enseignants, c'est leur dénier leur capacité à être efficaces, à être performants. C'est leur refuser le droit d'être jugés sur leur résultat. Pour moi la culture du résultat est nécessaire à l'école comme ailleurs. Mais...
Excellence
Contre l'héritage de mai 68, contre le refus de toute autorité, contre le relativisme culturel et moral, contre le nivellement par le bas, contre la dévalorisation des diplômes, contre l'inculture, il n'y a pas d'autre choix que l'excellence....
Francophonie
Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l'action culturelle de la France à l'étranger et l'aide à la création, parce que c'est par la création que le Français rayonne. Je veillerai à ce que dans les entreprises installées...
Garde d'enfants
À la femme qui a du mal à concilier sa vie familiale et sa vie professionnelle, je propose un investissement massif dans le développement et la diversification des modes de garde. Il faut régler une fois pour toutes le problème de la garde des enfants de moins de trois ans. Je rendrai opposable devant les tribunaux...
Instruction civique
Une des missions essentielles de l'école républicaine est d'assurer la formation de citoyens libres et éclairés. Je pense que l'école doit dispenser des connaissances, mais aussi des valeurs, parmi lesquelles figurent le respect de l'autorité, la responsabilité, l'intégrité morale. C'est pourquoi je suis favorable à ce que l'instruction civique soit davantage intégrée aux enseignements dispensés...
Internats d'excellence
Protéger l'enfant c'est faire en sorte que les bons élèves issus de familles modestes et qui ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions puissent être accueillis dans des internats d'excellence....
Langues étrangères
Je me battrai pour que soit généralisé partout en Europe l'enseignement de deux langues étrangères parce que c'est la seule façon efficace pour que l'hégémonie de l'anglais soit battue en brèche....
Langues régionales
Je souhaite que leur enseignement soit correctement pris en charge par l'éducation nationale. Je souhaite que l'on soutienne leur pratique et leur diffusion. Mais je ne veux pas de cette logique de confrontation avec le Français que cherchent à faire prévaloir certains indépendantistes qui veulent en finir avec l'unité française que nous avons mis si longtemps...
Langue Française
Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l'avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d'une certaine idée de l'homme, de promouvoir la langue française. Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l'action culturelle de la France...
Liberté pédagogique
Qui mieux que l'instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l'enfant qui est en face de lui et qu'il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau qui ne voit pas un enfant de la journée....
Mixité sociale
Pour chaque établissement, je veux connaître les résultats, les progrès des élèves, le taux de réussite au brevet et au bac, afin de pouvoir juger de l'efficacité des mesures et du projet mis en œuvre. Surtout, je veux imposer aux établissements une obligation de mixité sociale dans la composition de leurs effectifs. Cette évaluation et...
Mi-temps sportif
Si les épreuves sportives continuent à avoir les plus petits coefficients, il ne fait pas s'étonner que les familles regardent le sport comme une anecdote. Il y a eu un grand débat sur le mi-temps sportif. On passait d'une situation où l'on ne fait jamais de sport, à une situation où l'on en ferait à...
Orientation
C'est l'autre condition de l'égalité des chances. Sans elle, ceux qui viennent des milieux les plus modestes sont incapables de choisir en toute connaissance de cause la formation qui correspond le mieux à leurs aspirations et à leurs aptitudes. Ils s'autocensurent face aux études longues ou ils s'engagent dans des voies sans issue. L'orientation doit...
Parent au foyer
Il ne faut pas culpabiliser les parents qui font le choix de se consacrer exclusivement à élever leurs enfants. C'est un choix qui peut être douloureux, lorsqu'elles deviennent veuves, lorsqu'il y a un problème avec le mari. Je propose deux choses : leur reconnaître un droit à la protection sociale, et que ces années consacrées...
Protection de l'enfance
Il faut profondément réformer le système de protection de l'enfance. Je souhaite expérimenter la séparation entre les juges chargés des mineurs délinquants et les juges chargés de la protection de l'enfance en danger. Pas seulement pour mieux prévenir et répondre à la délinquance des mineurs, mais aussi et surtout pour que nous soyons plus...
Scolarité
S'agissant de la scolarisation des enfants de deux à trois ans, toutes les études montrent que, telle est pratiquée aujourd'hui, c'est-à-dire dans des classes trop nombreuses, avec du personnel insuffisamment formé et des institutrices qui sont seules à s'occuper d'une trentaine d'enfants, elle n'est pas adaptée à des enfants aussi jeunes. Par conséquent, je ne...
Seconde chance
Je prends l'engagement si je suis élu de créer des écoles de la deuxième chance dans tous les départements et de développer dans toutes les disciplines des cursus qui permettent d'accéder à l'enseignement supérieur sans le bac, comme c'est déjà le cas avec la capacité en droit ou avec le Conservatoire National des Arts et...
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Projet législatif de l'UMP
http://www.ump-legislatives2007.org/index.php?section=projet&theme=17

L'égalité des chances par l'éducation
Près de 25 ans après sa mise en place, la politique des zones d'éducation prioritaires (ZEP) a échoué parce que les moyens qui lui ont été consacrés ont été saupoudrés sur trop d'établissements et n'ont rien permis d'autre que réduire de deux élèves le nombre moyen d'élèves par classe, une différence beaucoup trop faible pour être utile. Toutefois, constater l'échec des ZEP ne signifie en aucun cas rompre avec l'idée de l'éducation prioritaire. 
Nous engagerons un plan d'urgence en matière d'éducation prioritaire, en commençant par les établissements qui concentrent le plus grand nombre de difficultés. Le nombre d'élèves y sera réduit de moitié, les autres élèves étant répartis dans des établissements proches. L'équipe éducative de l'établissement sera renforcée et mieux payée, elle bénéficiera de l'appui d'enseignants plus expérimentés, elle aura les moyens nécessaires pour financer des assistants d'éducation, du soutien individualisé, du tutorat, des activités culturelles, elle pourra mettre en place un projet éducatif d'excellence et, quand c'est possible, elle pourra s'installer dans de nouveaux locaux. Au bout de trois ans, la situation de l'établissement sera évaluée. Si la situation s'est améliorée, deviendra un établissement pilote, recevra des moyens supplémentaires, pourra de nouveau augmenter ses effectifs en recrutant notamment en dehors du secteur. Si la situation n'a pas changé, il ne faudra pas hésiter à placer ses élèves dans d'autres établissements. Une politique de réussite éducative doit s'attacher aux personnes plutôt qu'aux territoires.
L'égalité des chances, c'est aussi l'égalité des ambitions. Beaucoup d'élèves sont privés de la chance d'entreprendre des études supérieures ambitieuses tout simplement parce qu'ils ignorent comment s'y prendre ou parce que le discours misérabiliste que, depuis des années, l'on tient à leur sujet a fini par les convaincre que ce n'était pas pour eux. Pour mettre fin à l'autocensure scolaire, les meilleurs élèves de chaque établissement scolaire, dans la limite de 5%, auront le droit, s'ils le souhaitent, de rejoindre une classe préparatoire aux grandes écoles. Ce mécanisme concernera tous les établissements scolaires, par seulement ceux qui sont situés dans les zones difficiles, et constitue un puissant vecteur de promotion sociale et d'égalité des chances. Diversifier le recrutement des élites est un enjeu déterminant. C'est un facteur de richesse pour toute la société. Comme l'écrivait un jour le prix Nobel français Georges Charpak, si la France ne recrute ses élites que sur 10% de sa population, c'est comme si sa population était de 6 millions de personnes, et non plus de 60. Dans toutes les villes, nous ouvrirons des internats de réussite éducative afin que les élèves qui le souhaitent puissent bénéficier des meilleures conditions de travail pour réussir. Dans les quartiers particulièrement en difficulté, et à l'image de certaines expériences réussies déjà menées localement, nous créerons avec les collectivités territoriales des centres d'accueil et de préparation à l'école pour les enfants âgés de deux à trois ans. Le travail de ces structures sera concentré sur l'acquisition du langage et l'aide aux familles. Toutes les études confirment que c'est à cet âge que se développent le plus les capacités cognitives des enfants. Investir sur cette tranche d'âge, c'est éviter l'échec scolaire plus tard et donner toutes leurs chances à ces enfants. Les crédits de la politique de la ville aujourd'hui consacrés à acheter la paix publique par le financement d'activités ludiques plus ou moins utiles et qui ne profitent pas toujours aux plus méritants, seront par ailleurs réorientés vers le financement d'activités culturelles et linguistiques, en lien avec les collectivités territoriales et l'Education nationale. Une des principales inégalités qu'il faut corriger est effectivement l'insuffisance, quand ce n'est pas l'absence, d'éducation culturelle et artistique dans les quartiers difficiles. Nous créerons également des écoles de la deuxième chance pour ceux qui sont sortis du système éducatif sans aucune qualification et qui sont en grande difficulté.

7ème engagement : Education, le devoir de réussite
Education : le devoir de réussite

Certains de nos adversaires prétendent vouloir faire de l'éducation la priorité de leur programme. Ils oublient de préciser que, depuis 25 ans, la gauche a confisqué le débat sur l'école. Elle y a répandu une véritable idéologie pédagogique qui s'est révélée illusoire pour beaucoup d'enfants, le plus grave étant qu'elle l'a imposée aux enseignants. Elle a refusé de poser la question de l'organisation et de la répartition des moyens au profit de logiques clientélistes et au détriment du renforcement des équipes enseignantes dans les établissements les plus en difficulté. Elle a enfermé l'école sur elle-même au lieu de l'ouvrir sur les familles et les besoins de la société et du monde du travail. Pour nous, l'éducation doit être une priorité dans les faits, pas dans les discours. D'abord parce que, dans nos sociétés développées, le niveau de formation est le seul et vrai passeport pour l'emploi. Ensuite parce qu'aujourd'hui, 160 000 enfants sortent de l'école chaque année sans aucune qualification et que l'école n'est plus le moteur de l'égalité des chances et de la promotion sociale. Etre exigeant et avoir de l'ambition, un devoir vis-à-vis des élèves L'école, et notamment l'école primaire, a d'abord à l'égard des enfants une obligation de résultats dans l'apprentissage des savoirs fondamentaux et la transmission du patrimoine culturel. Sans ce socle, on ne peut ni vivre, ni s'épanouir. Cette obligation est d'autant plus grande qu'elle concerne des enfants défavorisés dont les familles ne peuvent pas suppléer les manques de l'école. Nous affirmons que plus un enfant est défavorisé, plus l'école a le devoir d'être exigeante et ambitieuse pour lui, une politique radicalement inverse à celle qui a été suivie pendant de nombreuses années. Nous refusons d'entrer dans la question de savoir si c'est par des méthodes répétitives, participatives, ludiques ou autres que les enfants apprennent le mieux. Nous pensons que chaque enfant est différent et que les personnes les mieux placées pour savoir ce qui est bon pour lui sont ses enseignants et sa famille. C'est pourquoi nous garantirons la liberté pédagogique des enseignants. Les programmes seront bien sûr nationaux. Mais les enseignants auront le choix des méthodes car aucune circulaire administrative ne remplace l'expérience de 10 ou 20 ans d'enseignement. Nous évaluerons les enseignants sur les progrès de leurs élèves et non pas sur les méthodes utilisées. Nous conforterons leur autorité.

De l'autonomie pour les établissements
Pour pouvoir répondre aux besoins de chaque enfant et de chaque famille, pour pouvoir tenir compte de l'environnement dans lequel leurs élèves évoluent, les responsables d'établissements auront plus d'autonomie. Nous revaloriserons leur statut et nous leur donnerons les moyens de mettre en place, avec les équipes éducatives de leurs établissements, de vrais projets d'établissements. Ils auront les moyens de rémunérer les enseignants volontaires pour assurer de nouvelles missions au sein des établissements : heures supplémentaires, suivi individualisé des élèves, présence entre les cours, encadrement des études dirigées qui seront proposées dans tous les établissements pour les familles qui le souhaitent… Cela permettra de mieux payer les enseignants, une condition sans laquelle tout discours sur la revalorisation du savoir et de l'autorité n'a aucun sens. Chaque établissement scolaire sera évalué par une instance indépendante dont les résultats seront rendus publics. C'est la contrepartie de l'autonomie. Un établissement qui aurait des résultats insuffisant recevrait immédiatement une aide de son académie et, le cas échéant, des moyens supplémentaires. Notre système éducatif lui-même sera évalué régulièrement par un organisme indépendant.

Valoriser toutes les formes d'intelligence
L'expérience de la " Main à la pâte " de Georges Charpak est un exemple parmi d'autres de la capacité de l'école française d'inventer de nouvelles manières d'enseigner. La " Main à la pâte " enseigne les sciences au travers d'expériences pratiques. Elle a l'avantage de valoriser d'autres qualités chez les élèves que celles mises en avant par un enseignement académique plus traditionnel. Elle peut révéler des élèves que l'on croyait moins intéressés. Il en est de même avec le sport ou avec la pratique d'une activité artistique. Grâce à l'autonomie, les établissements vont pouvoir diversifier les méthodes et les approches, valoriser de nouvelles compétences chez les élèves, telles que les compétences manuelles, artistiques, la créativité, l'imagination. Chaque famille sera certaine de trouver un établissement dans lequel l'intelligence de son enfant sera pleinement mise en valeur, et la société dans son ensemble s'enrichira de nouvelles compétences. Les études internationales sur le système scolaire français n'ont d'ailleurs pas manqué de relever le caractère parfois trop homogène de la formation et des compétences des élèves. C'est donc un avantage pour tous.

De la liberté de choix pour les parents
La conséquence logique de l'autonomie plus grande des établissements scolaires est le libre choix par les parents de l'établissement qui convient le mieux à leurs enfants. La suppression de la carte scolaire, qui n'existe plus dans aucun pays d'Europe, est notre objectif. Mais elle suppose que certaines conditions soient remplies, en particulier que chaque établissement se soit doté d'un projet et ait les moyens de le mettre en oeuvre. Nous procéderons donc par étapes. Dès la rentrée scolaire 2007, chaque établissement pourra accueillir entre 10 et 20% d'enfants en dehors du secteur, une proportion que nous élèverons progressivement. A l'inverse, chaque établissement devra respecter un équilibre dans la composition sociale et géographique de ses effectifs. Ce n'est pas parce que la carte scolaire ne permet plus la mixité sociale au sein des établissements, et au contraire aggrave la ségrégation, que la mixité ne reste pas le deuxième facteur de réussite des élèves après la qualité pédagogique des enseignants. Si nous voulons supprimer la carte scolaire, ce n'est pas parce que nous sommes contre la mixité sociale, mais au contraire parce que nous pensons qu'il est urgent de la rétablir. Tous les parents qui le souhaitent auront la possibilité de scolariser leurs enfants dans un établissement pratiquant le mi-temps sportif, culturel ou artistique. De même, les relations entre l'école privée et l'école publique se sont beaucoup apaisées. L'école privée s'est ouverte à toutes les catégories sociales et répond aujourd'hui à la demande de certains parents d'un encadrement éducatif plus poussé. Nous pensons que les conditions sont aujourd'hui réunies pour donner plus de liberté aux établissements sous contrat dans leur implantation et permettre aux parents qui le veulent de scolariser leurs enfants dans l'enseignement privé.

Les familles plus impliquées
Pendant qu'une idéologie mettait l'enfant au même rang que le maître, une autre idéologie mettait la famille au même rang que l'enfant. L'école ne reconnaît les parents que comme membres, parmi d'autres, d'une communauté éducative, rarement comme les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants, ce qu'ils sont pourtant et leur donne des droits et des devoirs. Nous voulons rendre l'école aux familles, en leur donnant un droit d'information, un droit d'être reçues rapidement par les enseignants de leurs enfants et le chef d'établissement, un droit d'implication et une participation plus forte à la prise de décision en matière d'organisation de la vie scolaire.

Le sport, école de vie
Nous doublerons les heures de sport dans tous les établissements, et ce dès le primaire : au-delà de ses effets sur le bien-être et la santé de chacun, le sport est une école de vie et transmet des savoir être essentiels à la vie sociale et professionnelle. L'éducation culturelle et artistique, levier de la démocratisation culturelle. Si l'objectif de démocratisation culturelle a échoué, c'est que nos politiques culturelles n'ont pas su ou pu s'appuyer sur l'école pour donner aux enfants les clés essentiels leur permettant et leur donnant envie d'accéder au patrimoine et à la création contemporaine. C'est d'autant plus regrettable que la culture est facteur de sens et de cohésion. Nous valoriserons l'éducation artistique et culturelle à l'école, sur des bases exigeantes (renforcement des coefficients, apprentissage des techniques…). Nous pensons également que la vocation culturelle de l'apprentissage des matières fondamentales, comme les lettres, l'histoire, la philosophie, les sciences, doit être réaffirmée et justifie, plus que jamais, leur renforcement.Mieux formés, plus initiés, nos élèves auront alors du plaisir, dès maintenant et à l'âge adulte, à se rendre dans les musées et à aller au spectacle. Nous rendrons pour tous, jeunes et adultes, l'accès gratuit aux musées nationaux, qui sont le patrimoine de la Nation, donc le patrimoine de tous. Avec les communes et les enseignants volontaires, nous expérimenterons une nouvelle organisation scolaire consistant à recentrer l'école sur la transmission des savoirs fondamentaux, ce serait " l'école du savoir ", et à confier les activités d'éveil, le sport, la culture, l'apprentissage de la vie civique dans toutes ses dimensions (citoyenneté, écologie, sécurité routière, secourisme, alimentation…), la découverte des métiers et le soutien scolaire aux municipalités, ce serait " l'école de la vie ". Les infrastructures nécessaires sont en pratique déjà gérées par les communes. Des bénévoles, des étudiants, des jeunes retraités, des responsables associatifs, des professionnels pourraient participer à l'encadrement des enfants. 

Un vrai service d'orientation
L'orientation des élèves doit permettre à chacun de s'engager dans la voie qui correspond le mieux à ses talents, à ses goûts et aux réalités du marché du travail. Par une découverte précoce des multiples métiers existants, elle doit aussi donner envie d'apprendre et convaincre chacun que la réussite est moins une question de filière que de passion et d'engagement. C'est pourquoi nous créerons un vrai service d'orientation, plus en phase avec les besoins de l'économie et de la société. Nous ferons découvrir les métiers à tous les élèves de manière plus précoce qu'aujourd'hui. Nous mutualiserons les stages, qui sont actuellement un puissant facteur de reproduction sociale.

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Projet Nicolas Sarkozy
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/content/download/2203/27482/file/Programme_Nicolas_Sarkozy.pdf

10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves Même si elle a de vraies qualités, la situation générale de notre école n'est plus acceptable.20 % de nos jeunes quittent l'école sans qualification, c'est-à-dire sans aucune perspective professionnelle et un avenir personnel très limité.Je ne peux m'y résoudre.Qui peut croire que ce qui était possible hier, apprendre à tous les enfants à lire, écrire, compter, et leur donner un bagage culturel leur permettant de vivre en hommes libres et en citoyens éclairés, ne l'est plus aujourd'hui?
Quant au sort fait à nos enseignants, il est inadmissible: leurs rémunérations sont trop basses, les plus jeunes et les moins expérimentés sont envoyés devant les classes les plus difficiles, le respect qui leur est dû n'est pas assuré,ni parfois même leur sécurité. Il est possible de changer l'école. Il faut d'abord que nos enseignants exercent leur métier dans de bonnes conditions. Ils sont la clé de la réussite de tous les élèves. Je souhaite que leur autorité et leur liberté pédagogique soient respectées, que leur formation initiale et continue soit assurée,et qu'ils aient la possibilité de travailler plus pour gagner plus.
Il faut ensuite que nous nous fixions le seul objectif acceptable : que tous les enfants sortent de l'école avec le bagage nécessaire pour réussir leur vie adulte. Dès qu'un enfant décroche, il devra recevoir un soutien individualisé. Je créerai des études dirigées dans tous les établissements pour que les enfants dont les parents le souhaitent puissent faire leurs devoirs à l'école avec l'aide d'une personne compétente. Je ferai en sorte que l'école consacre plus de temps au sport et à la culture parce que je les crois essentiels à l'épanouissement des enfants et à la force de la société. L'école d'une grande nation doit faire lire de grands textes. Enfin, tout en conservant le caractère national des programmes et des diplômes, je veux mettre plus de diversité dans l'école pour que l'intelligence de chaque enfant soit reconnue. Je donnerai plus d'autonomie aux établissements pour leur permettre de développer leur projet pédagogique spécifique et je donnerai aux familles la possibilité de choisir l'école de leurs enfants. Je remplacerai la carte scolaire par une obligation de mixité sociale, géographique et scolaire des effectifs, qui pèsera sur les établissements. 

11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux Cela fait quarante ans que nous avons renoncé à conduire une réforme de l'enseignement supérieur. À l'heure de la bataille mondiale de l'intelligence, nous en payons un prix élevé, tandis que nos jeunes sont envoyés par milliers dans des filières sans débouchés. L'enseignement supérieur et la recherche seront pour moi une priorité absolue. Leurs moyens seront portés au même niveau que dans les pays les plus en pointe sur le sujet, mais cela s'accompagnera de réformes de fond. Je donnerai aux universités volontaires une autonomie réelle. Je réformerai notre appareil de recherche pour créer les conditions de travail et de rémunération permettant d'attirer et de garder les meilleurs enseignants et chercheurs. Notre pays a besoin de conduire plus de jeunes vers les études supérieures,mais des études dans lesquelles ils ont une chance de réussir et qui conduisent à l'emploi. Chaque bachelier aura une place à l'université, mais le nombre d'étudiants dans les différentes filières dépendra des réalités du marché du travail.Un service public de l'orientation permettra aux élèves de choisir la voie qui leur correspond le mieux. Enfin, je veux transformer la condition étudiante, en faisant tout pour que l'argent ne soit jamais un obstacle à la poursuite des études, en permettant à nos jeunes d'être autonomes et en créant des campus universitaires de réputation mondiale et européenne.

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L'invité
Mardi 27 mars 2007


Nicolas Sarkozy : "L'égalité des chances passe par un traitement différencié des élèves".
Libéré de ses fonctions de ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy souhaite revoir en profondeur l'éducation prioritaire. Il se veut également le garant de l'autorité des maîtres et propose la généralisation des écoles de la deuxième chance.
A propos du système éducatif, les enseignements actuels sont-ils adaptés aux besoins de la société ?

Ce qui est important, ce n'est pas qu'un enseignement soit adapté aux besoins immédiats de la société, mais qu'il permette d'en préparer les évolutions. C'est pourquoi je suis opposé à l'apprentissage trop précoce, qui enferme les élèves dans une orientation et une formation très précises et les prive de la culture générale dont ils auront besoin pour évoluer plus tard. C'est aussi la raison pour laquelle je veux mettre en place un véritable service d'orientation, qui sache informer les élèves et leurs familles sur les débouchés et les perspectives d'embauche des différentes filières ainsi que sur leurs chances de réussite en fonction du cursus qu'ils ont suivi auparavant.

Comment, à votre avis, rétablir l'égalité des élèves devant le savoir ?

En acceptant l'idée selon laquelle l'égalité des chances passe par un traitement différencié des élèves. Il ne suffit pas qu'un élève soit scolarisé pour qu'il ait les mêmes chances de réussir. Je veux donner plus à ceux qui ont moins, car l'école est leur seul patrimoine.
Je propose donc d'aller vers une plus grande personnalisation des enseignements et de l'encadrement des élèves, en particulier au collège. Je souhaite que chacun puisse acquérir à son rythme les connaissances et les compétences du socle fondamental, en comblant progressivement ses retards et ses lacunes. L'école doit aussi donner, à tous ceux dont les familles le souhaitent, la possibilité d'effectuer leurs devoirs scolaires dans le cadre d'études dirigées se déroulant après la journée de cours. Car la première des inégalités, c'est celle qui sépare les enfants que les parents peuvent aider directement ou financièrement à faire leurs devoirs, de ceux qui ne disposent d'aucune aide.
Enfin, je crois que notre politique d'éducation prioritaire doit être profondément revue car elle s'est trop longtemps contentée de saupoudrer les crédits en pure perte, au lieu de les concentrer sur les besoins les plus criants. Si je suis élu, je réformerai en profondeur la politique des ZEP, en divisant par deux les effectifs dans les classes des établissements les plus difficiles et en y constituant des équipes pédagogiques formées d'enseignants volontaires, expérimentés et mieux rémunérés, qui pourront mettre en œuvre des méthodes pédagogiques innovantes. Au bout de trois ans, une évaluation sera conduite pour permettre aux établissements ayant rempli leurs objectifs de devenir des établissements d'excellence.

Comment prendre en charge les élèves en grande difficulté ?

En repérant leurs difficultés dès qu'elles apparaissent et non une fois qu'elles sont devenues irréversibles. Je veux mettre en place des évaluations régulières dès le primaire afin que tout élève qui décroche puisse recevoir immédiatement le soutien nécessaire. J'instaurerai aussi un sas de rattrapage entre l'école primaire et l'entrée au collège pour ceux qui maîtriseraient imparfaitement l'usage de la lecture, de l'écriture et du calcul. S'agissant des élèves ayant quitté le système scolaire sans aucune qualification, je propose la généralisation des écoles de la deuxième chance qui leur permettront d'acquérir une formation qualifiante favorisant leur insertion professionnelle.

Lors de votre discours à Angers sur le thème " Education : le devoir de réussite ", le 1er décembre 2006, vous avez déclaré vouloir aider " les maîtres à reconquérir leur autorité ". Quelles mesures concrètes préconisez-vous pour restaurer cette autorité ?

La première condition de cette reconquête, c'est d'en finir avec le discours qui fait des enseignants les premiers, voire les seuls responsables des échecs de notre système scolaire. Si je suis élu, je serai le garant de l'autorité des maîtres : autorité symbolique d'abord, car je revaloriserai la carrière et les revenus des enseignants pour que chaque élève voit en eux une forme de réussite. Autorité dans le discours ensuite : je n'aime pas la façon dont on parle des enseignants. Autorité dans les classes enfin, car je souhaite faire du respect inconditionnel du professeur une règle qui ne pourra être violée impunément. Chacun doit comprendre qu'il n'y a pas d'apprentissage possible quand les principes les plus élémentaires de la vie en société sont bafoués.

Quelles réformes envisagez-vous pour l'Université ?

Notre université doit avoir les moyens nécessaires pour affronter en toute confiance la bataille de l'intelligence qui se livre à l'échelle internationale. C'est pourquoi je souhaite augmenter de 40% le financement public consacré à l'enseignement supérieur et donner aux universités qui le souhaitent un statut d'autonomie réelle qui leur permettra de choisir leurs enseignements, recruter leurs enseignants et leurs chercheurs, valoriser leur patrimoine, signer des partenariats. Je souhaite aussi que l'université soit placée au centre de notre système de recherche. Enfin, je pense que ces réformes doivent être accompagnées par un effort massif d'amélioration de la vie étudiante. Dans chaque région, je créerai un campus de niveau européen, doté d'équipements et de services performants, de logements étudiants et enseignants de qualité, de bibliothèques et d'installations sportives ouvertes 7 jours sur 7.

Propos recueillis par Stéphane Hérès


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