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Education
-Enseignement : ce que dit l’Eglise 2. Les responsables de l’éducation 3. Ecole et liberté d’enseignement Le
principe du droit à l’éducation « L’éducation
a une importance fondamentale pour la formation des rapports
inter-humain et sociaux ». Jean-Paul
II à l’UNESCO, 2 juin 1980. « Elle
est le moyen indispensable pour rendre la personne capable de participer
à une vie sociale, politique, économique toujours plus complexe et
exigeante ». Jean-Paul
II à des juristes catholiques italiens, 7 décembre 1981. « Le
but que poursuit la véritable éducation est de former la personne
humaine dans la perspective de sa fin suprême et du bien des sociétés
dont l’homme est membre ». Vatican
II, Déclaration « Gravissimum educationis momentum ».
L’éducation :
quelle finalité ?
« L éducation consiste à ce que l’Homme devienne
toujours plus Homme, qu’il puisse être davantage et pas seulement
qu’il puisse avoir davantage, et que, par conséquent, à travers tout
ce qu’il a, tout ce qu’il possède, il sache de plus en plu être
Homme ».
Jean-Paul
II à l’UNESCO, 2 juin 1980.
« Chers
frères évêques, au seuil d’un nouveau siècle et d’un nouveau
millénaire, l’Eglise continue de proclamer la capacité des êtres
humains à connaître la vérité et à grandir dans une authentique
liberté, à travers l’acceptation de cette vérité ».
Jean-Paul
II à des évêques américains en visite ad limina, 30 mai 1998.
« Si,
en donnant la vie, les parents prennent part à l’oeuvre créatrice de
Dieu, par l’éducation ils prennent part à sa pédagogie à la fois
paternelle et maternelle ».
Jean-Paul II. Lettre aux familles. 1994.
L’éducation,
pour une formation intégrale de l’Homme « La
science purement humaine semble tout envahir, suffire à tout, expliquer
tout. On a souvent aussi défini l’homme de notre civilisation moderne
par les mots « homo technicus ». Mais la science et la
technique, si développées qu’on les suppose, ne pourront jamais éclairer
l’homme sur ses problèmes essentiels : son origine, sa nature,
sa fin, ses droits et ses devoirs ».
Paul
VI, Congrès des enseignants catholiques de Montréal, 20 juillet 1970.
« Mais vous, c’est
à l’école elle-même que vous conférez une certaine plénitude.
Vous ne
tendez pas seulement à coordonner l’élève à l’instrument de son
travail et à en faire un complément intelligent et indispensable, mais
presque mécanique et dans une certaine mesure lié et subordonné à
son instrument ; votre école veut aussi faire de l’élève un
homme, un homme complet, un homme pensant, qui réponde de lui-même, un
homme au fait des réalités mécaniques, économiques et sociale
certes, mais aussi des réalités morales, spirituelles et religieuses,
en un mot un chrétien ». Paul
VI, Congrès d’étude sur la formation professionnelle en Italie, 6
octobre 1963.
Les
responsables de l’éducation
« Le droit et le
devoir d’éducation sont pour les parents quelque chose d’essentiel
de par leur lien avec la transmission de la vie ; quelque chose
d’original et de primordial par rapport au devoir éducatif des
autres, en raison du caractère unique du rapport d’amour existant
entre parents et enfants (...). De source qu’il était, l’amour des
parents devient l’âme et donc la norme qui inspirent et guident toute
l’action éducative concrète, l’enrichissement des valeurs de
douceur, de constance, de bonté, de service, de désintéressement,
d’esprit de sacrifice, qui sont les fruits les plus précieux de
l’amour ».
Jean-Paul II, Exhortation apostolique « Familiaris
consortio », 22 novembre 1981.
« C’est
aux parents qu’il appartient, en vertu du droit naturel, d’élever
ceux auquels ils ont donné le jour, avec l’obligation d’adapter
l’éducation et la formation de leurs enfants à la fin pour laquelle
Dieu leur a donné de transmettre le don de la vie ».
Léon
XIII, Encyclique « Sapientiae Christianae », 10 janvier
1890.
« Les
parents sont les premiers à avoir le droit et le devoir d’éduquer
leurs enfants en harmonie avec leurs convictions . Ne laissez pas
ce droit aux institutions, qui, si elles peuvent transmettre aux enfants
et aux jeunes la science indispensable, ne sont pas en mesure de leur
transmettre le témoignage de la sollicitude et de l’amour des
parents. Ne vous laissez pas tromper par la tentation d’assurer à vos
enfants les meilleures conditions matérielles possibles, au détriment
de votre temps et de votre attention, dont ils ont besoin pour « croître
en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et les hommes » (Lc
2, 52).
Jean-Paul II en Pologne, 7 juin 1997.
« Les
parents sont les premiers et les principaux éducateurs de leurs enfants
et ils ont aussi une compétence fondamentale dans ce domaine : ils
sont éducateurs parce que parents. Ils partagent leur mission éducative
avec d’autres personnes et d’autres institutions comme l’Eglise et
l’Etat ; toutefois cela doit toujours se faire suivant une juste
application du principe de subsidiarité (...) Les autres personnes qui
prennent part au processus éducatif ne peuvent agir qu’au nom des
parents, avec leur consentement et même, dans une certaine mesure,
parce qu’ils en ont été chargés par eux ».
Jean-Paul
II, Lettre aux familles, 1994.
« Dans
le domaine éducatif, l’autorité publique a des droits et des
devoirs, car elle doit servir le bien commun ; toutefois cela ne
lui confère pas le droit de se substituer aux parents. C’est pourquoi
les parents, sans attendre que d’autres les substituent dans ce qui
est leur responsabilité, doivent pouvoir choisir pour leurs enfants la
méthode pédagogique, les contenus éthiques et civils et
l’inspiration religieuse auxquels ils désirent les former de façon
intégrale. N’attendez pas que l’on vous donne tout. Assumez votre
mission éducative, en cherchant et en créant les espaces et les moyens
adaptés dans la société civile ».
Jean-Paul
II, Homélie de la Messe pour les familles à Santa Clara, 22 janvier
1998. L’État
« La tâche de dispenser l’éducation
qui revient en premier lieu à la famille requiert l’aide de toute la
société. Outre les droits des parents et ceux des éducateurs à qui
ils confient une partie de leur tâche, des responsabilités et des
droits précis reviennent à la société civile en tant qu’il lui
appartient d’organiser ce qui est nécessaire au bien commun temporel.
Elle a, entre autres tâches, à promouvoir l’éducation de la
jeunesse de multiples manières. Elle garantit les devoirs et les droits
des parents et des autres personnes qui jouent un rôle dans l’éducation ;
elle fournit son aide dans ce but.
Selon le principe de « subsidiarité », en cas de défaillances
des parents ou à défaut d’initiatives d’autres groupements,
c’est à la société civile, compte tenu cependant des désirs des
parents, d’assurer l’éducation.
En outre, dans la mesure où le bien commun le demande, elle
fonde ses écoles et institutions éducatives propres ».
Vatican II, Déclaration « Gravissimum educationis momentum »,
28 octobre 1965. L’Eglise
« L’éducation
appartient d’une manière suréminente à l’Eglise à deux titres
d’ordre surnaturel, que Dieu lui a conférés exclusivement et qui
sont pour ce motif absolument supérieurs à tout autre titre d’ordre
naturel ».(Pie XI, Encyclique « Divini illius Magistri »,
31 décembre 1929).
Le premier relève de la « maternité
surnaturelle » de l’Epouse du Christ, le second de sa
mission : « Allez enseigner toutes les nations »
(Matthieu 28, 18).
« L’Eglise de Dieu qui ne dispute à l’Etat rien de ce
qui appartient à l’Etat ne cessera de réclamer ce qui lui appartient
en vertu d’un mandat divin : l’éducation et la formation chrétienne
de la jeunesse ».
Pie
XI, Encyclique « Non abbiamo
birogno », 29 juin 1931.
Ecole
et liberté d’enseignement Vertu
et spécificité de l’école catholique « Comme
l’a souligné le Concile, l’école catholique apporte quelque chose
de plus : « ce qui lui appartient en propre, c’est de créer
pour la communauté scolaire une atmosphère animée d’un esprit évangélique
de liberté et de charité, d’aider les adolescents à développer
leur personnalité en faisant en même temps croître cette créature
nouvelle qu’ils sont devenus par le baptême, et finalement
d’ordonner toute la culture humaine à l’annonce du salut de telle
sorte que la connaissance graduelle que les élèves acquièrent du
monde, de la vie et de l’homme, soit illuminée par la foi (Vatican
II, Déclaration « Gravissimum educationis momentum »). Cette
mission de l’Eglise catholique consiste dans la formation intégrale
des jeunes, afin qu’ils puissent rester fidèles à leur condition de
disciples du Christ et, en tant que tels, qu’ils puissent oeuvrer de
façon efficace à l’évangélisation de la culture et au bien commun
de la société).
Jean-Paul
II à des évêques américains en visite « ad limina », le
30 mai 1998.
« Tout en assurant un
enseignement scolaire de qualité, l’école catholique propose une
vision chrétienne de l’homme et du monde qui offre aux jeunes la
possibilité d’un dialogue fécond entre la foi et la raison. De même,
il est de son devoir de transmettre des valeurs à assimiler et des vérités
à découvrir, « dans la conscience que toutes les valeurs
humaines trouvent leur réalisation plénière et par conséquent leur
unité dans le Christ » (Congrégation pour l’Education
catholique, Lettre circulaire, 28 décembre 1997, n. 9). 1-
L’école catholique, support privilégié à la mission évangélisatrice
de l’Eglise
« Les
bouleversements culturels, la mondialisation des échanges, la
relativisation des valeurs morales et la préoccupante désintégration
du lien familial, engendrent chez de nombreux jeunes une vive inquiétude,
qui rejaillit inévitablement sur leurs manières de vivre,
d’apprendre et d’envisager leur avenir. Un tel contexte invite les
écoles catholiques européennes à proposer un véritable projet éducatif
qui permettra aux jeunes non seulement d’acquérir une maturité
humaine, morale et spirituelle, mais aussi de s’engager efficacement
dans la transformation de la société, avec le souci de travailler à
la venue du Règne de Dieu ».
Jean-Paul
II, Audience aux participants au Congrès international des Ecoles
catholiques d’Europe, le 29 avril 2001.
« Les écoles
catholiques en Europe sont aussi appelées à être des communautés
dynamiques de foi et d’évangélisation, en relation étroite avec la
pastorale diocésaine ».
(Ibid)
« Il
est du devoir même des chrétiens laïcs d’intégrer dans leur vie
personnelle et dans leur activité pédagogique la foi ainsi que la
culture, rendant ainsi présent l’Evangile dans notre monde sécularisé
(...) à travers le contact quotidien avec les élèves, ils les aident
à conjuguer de façon vitale les valeurs humaines et chrétiennes. De
cette façon, les éducateurs laïcs contribuent à l’évangélisation
des jeunes générations et, à travers celles-ci, au renouveau chrétien
de la société future ».
Jean-Paul
II, Audience aux participants au 44° Chapitre général des Pères
Scolopes, le 5 juillet 1997. 2-
L’école
catholique, rempart au « relativisme débilitant » (Paul VI)
« A
une époque où les connaissances sont souvent considérées comme
fragmentaires et jamais absolues, les universités catholiques devraient
soutenir l’objectivité et la cohérence de la connaissance ».
Jean-Paul II à des
évêques américains en visite « ad limina », le 30 mai
1998.
« Le
plus grand défi auquel l’éducation catholique fait face
aujourd’hui aux Etats-Unis et la plus grande contribution que cette
dernière peut apporter, si elle est authentiquement catholique, à la
culture américaine, consiste à rétablir, à l’intérieur de cette même
culture, la conviction que les êtres humains sont en meure de saisir la
vérité des choses et, en agissant de la sorte, peuvent connaître
leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes et envers leurs prochains.
En affrontant un tel défi, l’éducateur catholique entendra l’écho
des paroles du Christ : « Et vous connaîtrez la vérité, et
la vérité vous libérera » (Jean 8, 32). Le monde contemporain a
un besoin urgent de structures éducatives qui puissent soutenir et
enseigner que la vérité consiste dans cette valeur fondamentale sans
laquelle la liberté, la justice et la dignité humaine disparaissent
(cf. Veritatis splendor, n. 4).
Eduquer dans la vérité, à la liberté authentique et à
l’amour évangélique, est au coeur même de la mission de l’Eglise.
Dans un climat culturel où les valeurs morales sont souvent considérées
comme des questions de choix personnel, les écoles catholiques ont un rôle
décisif à jouer : à savoir, conduire les jeunes générations à
réaliser cette liberté qui consiste par dessus tout à être capable
de répondre aux exigences de la vérité (cf. Veritatis splendor,
n.84.)
(ibid) 3-
L’école catholique au service des plus pauvres
« ... vous ne manquerez pas non plus de donner la priorité
à l’éducation de ceux qui, pour divers raisons, sont marginalisés
et exclus. Fidèles à votre charisme originel et à vos traditions,
vous vous efforcerez de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour
offrir à ces jeunes l’occasion de se libérer de cette grave forme de
misère qu’est le manque de formation culturelle et religieuse ».
Jean-Paul II, Audience aux participants au 44° Chapitre général
des Pères Scolopes, Le 5 juillet 1997.
« Sur la base de ce
qu’ils voient et entendent, les étudiants devraient prendre encore
plus conscience de la dignité de toute personne humaine, et graduellement reprendre les éléments-clés
de la doctrine sociale de l’Eglise et de sa sollicitude envers les
pauvres ».
Jean-Paul
II à des évêques américains en visite « ad limina », le
30 mai 1998. 4-
L’école
catholique « modèle ».
« Vos collèges et
universités catholiques peuvent avoir un rôle de guide dans le
renouveau de l’enseignement supérieur américain. A une époque où
la relation entre la liberté et la vérité morale se trouve au centre
des discussions, sur une multitude de questions, et ce, à tous les
niveaux de la société et du gouvernement, les chercheurs catholiques
possèdent les ressources nécessaires pour contribuer à un renouveau
intellectuel et moral de la culture américaine ». Le
principe de liberté 1-
Le pluralisme
scolaire, garant de la liberté de choix
« Dans
un domaine aussi important et transcendant que l’enseignement,
l’Eglise ne demande pas de privilèges, mais uniquement la place et
les moyens qui lui sont dus pour parvenir à remplir sa mission, et elle
désire une collaboration ayant pur objectif un meilleur service de
l’homme (...) Tout en sauvegardant également l’enseignement des
instituts publics, l’on doit tenir compte du fait qu’un monopole de
la distribution des subventions destinées à l’éducation serait préjudiciable
à la liberté même de l’enseignement et mettrait en danger le droit
des parents à choisir le type d’éducation qu’ils désirent pour
leurs enfants. C’est pourquoi, je désire répéter l’appel que je
lançais lors de ma visite à l’Université catholique de Montevideo,
le 7 mai 1988 : « ... J’exprime le désir que les
responsables s’assurent que les subventions de l’Etat soient
distribuées de telle manière que les parents, sans distinction de
croyance religieuse ou de convictions civiques, puissent exercer
librement leur choix pour l’éducation de leurs enfants sans avoir à
supporter des charges inacceptables. »
Jean-Paul II,
discours au nouvel ambassadeur d’Uruguay, le 6 décembre 1996. « Dans
ma lettre adressée il y a quelques jours à votre préposé général,
j’ai à nouveau exprimé le souhait que « dans tous les pays démocratiques
soit finalement appliquée de façon concrète la véritable parité
pour les écoles non publiques et que soit en même temps respecté leur
projet éducatif ».
Jean-Paul
II, Audience aux participants au 44° Chapitre général des Pères
Scolopes, le 5 juillet 1997. 2-
Pas de projet éducatif possible sans la référence chrétienne
« Au sein des établissements, à travers l’enseignement
scolaire, les cours de culture religieuse, la catéchèse et la vie
quotidienne, il revient à la communauté éducative de faire apparaître
le sens chrétien de l’homme et de rendre clairement compte des
valeurs spirituelles et morales essentielles dont est porteur le message
chrétien. Les dirigeants et les enseignants auront soin d’être par
toute leur vie des modèles de vie chrétienne ».
Jean-Paul II aux évêques français de la Région Midi-Pyrénées
en visite « ad limina », le 15 mars 1997.
« C’est
pourquoi les valeurs de la foi devront imprégner vos projets pastoraux
et pédagogiques, ainsi que leur réalisation concrète. Soutenus par
l’amour et le dévouement pour Jésus-Christ, vous êtes appelés à
accompagner ceux que Dieu confie à vos soins, en les guidant à travers
vos conseils dans la réponse à la vocation que Dieu adresse à chacun. »
Jean-Paul II,
Audience aux participants au 44° Chapitre général des Pères
Scolopes, le 5 juillet 1997.
« Si
les universités catholiques veulent jouer un rôle de guide dans le
renouveau de l’enseignement supérieur, elles doivent avoir avant tout
un sens profond de leur propre identité catholique. Cette identité ne
s’établit pas une fois pour toute à la naissance d’une
institution, mais elle provient du fait même de vivre au sein de
l’Eglise, aujourd’hui et toujours, s’exprimant du coeur même de
l’Eglise (Ex corde Ecclesia) au monde contemporain.
Jean-Paul II à des évêques américains en visite « ad
limina » le 30 mai 1998.
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